Accessibilité pratique
Rendre les lieux visibles, accessibles en transports, accueillants (vestiaire ou casiers?)
Accessibilité aux handicaps moteurs
Accessibilité aux minorités
La création d’environnements accueillants et sûrs pour les femmes, les personnes LGBTQIA+, les minorités et les publics historiquement sous-représentés.
- Aménagement des espaces : toilettes non genrées, espaces de repos ou de retrait sensoriel, attention portée à la sécurité des déplacements et des zones d'attente.
Représentation et programmation : diversité des artistes programmés, des intervenants, des jurys, des équipes techniques et dirigeantes.
- Formation des équipes : sensibilisation aux discriminations, aux biais inconscients, à l'accueil de publics divers et aux enjeux d'interculturalité.
l'objectif n'est pas seulement que les personnes puissent entrer dans un lieu ou accéder à une œuvre, mais qu'elles puissent s'y sentir légitimes, en sécurité, représentées et capables de participer pleinement.
Les droits culturels sont des droits fondamentaux internationaux et indissociables des autres droits humains : le droit à l’éducation et le droit de participer à la vie culturelle. Ils sont transcrits dans la loi française (Loi NOTRe, 2005). Ils sont aussi et surtout une certaine vision de la culture (et des cultures de toutes et tous), et doivent impacter directement la manière dont nous s'envisage la création et la diffusion des musiques actuelles au sein de la société, en mettant en jeu toutes les personnes parties prenantes des projets que nous menons.
« Les droits, libertés et responsabilités pour une personne, seule ou en commun, avec et pour autrui, de choisir et d’exprimer son identité. [Ils impliquent] les capacités d’accéder aux références culturelles, comme à autant de ressources qui sont nécessaires à son processus d’identification ».
Les droits culturels visent à protéger la diversité culturelle en permettant à chacun d’accéder, de participer et de contribuer aux références culturelles de son choix. Cela afin de garantir à chacun la liberté de vivre son identité culturelle.
Dans cet état d'esprit, on évitera de proposer une recommandation culturelle (programmer un concert, organiser une action culturelle, ... par exemples) de manière "descendante" sans prendre en compte le bagage culturel des "bénéficiaires". Cette posture du "sachant" qui ouvre des horizons musicaux à des personnes qui seraient "éloignées" d'une certaine culture (dominante ou imposée) est ainsi remise en question sans pour autant amoindrir la force et l'intérêt de la curation artistique.
Evidemment les droits culturels ne s'arrêtent pas à ce cas particulier, et peuvent toucher de nombreuses activités et projets : on pense notamment à repenser l'accueil dans des lieux pour plus l'inclusivité ou à la manière de communiquer en phase avec la pluralité des "cibles" potentiels.
Les droits culturels interrogent
Par exemple :
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la création et la pratique musciale (résultat vs processus, pro vs amateurisme), - la réception sensible (l’explicitation/explication vs le choc émotionnel),
- la valeur d’un œuvre (purement artistique vs socialement utile),
- le génie créateur vs le travail collectif,
- la responsabilité et l’engagement de l’artiste vs. le commun,
- la participation à une création ou à un événement (divertissement vs capacitation (mise en position d’acteur)),
- l’expertise (pro vs public), la propriété (droit d’auteur vs libre de droit)